Sandrine Bailly
Après Raphaël Poiree, voici l'historique de la carrière de Sandine Bailly.
I-Les débuts précoces
Après des championnats d'Europe moyens, Sandrine Bailly dispute sa première course de cpe du monde à 19 ans, à Lahti, le 9 mars 2000, sur 15km. Elle commence sa carrière par une 51e place avec 5 fautes de pénalité et plus de huit minutes de retard sur la vainqueur, Olena Zubrilova. Sur la poursuite, qui s'élance avecl a moitié des écarts de l'individuel, Sandrine progresse au 42e rang malgré 7 fautes de pénalité. Absente à Khanty-mansysk, elle poursuivra à Antholz, pour la dernière étape de la saison. Sur le sprint, elle termine 44e puis rentre dans les points pour la première fois de sa carrière en remontant à la 19e place.
Elle fait desormais partie de l'équipe en ce début de la saison 2000/01. Dès la première étape, co-organisée à Hochfilzen et Antholz, elle signe la 22e place malgré 3 tours de pénalité, épreuve remportée par Corinne Niogret Sur le sprint, elle rentre à noueau dans les points, à la 26e place. Absente de la 2e étape, elle remporte, à à peine 20 ans, la première course de sa carrière sur la 3e étape à Brno-Osrblie. Elle s'impose sur le 15km avec 1 faute au tir et juste devant sa compatriote, Corinne Niogret. Elle se fait un nom sur cette course avec le meilleur tir et un très bon temps de skis.
II-Les espoirs placés en elle
Depuis sa première victoire, Sandrine Bailly a acqui un nouveau statut, elle passe de jeune qui monte a espoir du biathlon mondial et pourtant sur le sprint, elle se rate en finissant à une décevante 24e place,sa pire depuis longtemps. Pas mieux, sur la poursuite: avec 6 tours de pénalité, elle ne pouvait envisager mieux qu'une 25e place. Après sa victoire, les resultats n'arrivent pas et la nouvelle année n'a rien changé, 23e du sprint d'Oberhof puis 41e (sur 43) de la poursuite, 27e de la mass-start (la première de sa carrière), 29e puis 47e à Ruhpolding, ... Elle se maintient donc sous le top 20 jusqu'à la mass-start d'Antholz où elle termine 16e avec un très beau temps de skis, épreuve où les autes francaises terminèrent à la 1e, 2e et 4e place. Elle fait alors un passage éclair aux Championnats d'Europe de Bessans où elle ne participe qu'au sprint (ele finit 11e) et n'est présente aux mondiaux de Pokljuka que sur l'individuel (35e) et sur le relais (5e). On la retrouve donc aux pré-olympiques, à Salt Lake City, où elle termine 43e de l'individuel, 26e du sprint et 24e de la poursuite. Les résultats n'arrivent pas et l'étape de Lake Placid n'arrange rien et pourtant elle va avoir un sursaut d'orgueil à Oslo-Holmenkollen en terminant 5e du sprint à tout de même plus de 2 minutes de Liv Grete Poiree, vainqueur. Avec 7 fautes de pénalité, elle craque et termine 18e. Elle finit 13e de la mass-start et termine ainsi à la 28e place du général.
III-Arrivée parmis les 15 meilleures mondiales
La saison débute à Hochfilzen et "sansan" rate son entrée, elle termine 45e du sprint et 48e de la poursuite et il faut attendre la 3e étape pour la voir rentrer dans les points, à Brno-Osrblie, où en tant que tenante du titre, elle termine 12e et meilleure francaise et contrairement à l'année précédente, elle confirme sur les courses suivantes: 20e du sprint et 8e de la mass start. Absente à Oberhof, elle signe des résultats corrects sur les étapes suivantes, à Ruhpolding et Antholz avant d'arriver à Salt Lake City pour les jeux olympiques dans la peau d'une outsider où sa place de 7e du sprint confirme son rang. Elle descend sur la poursuite au 17e rang et le relais francais n'est pas à la hauteur (9e). Elle termine la saison en trombe avec le deuxième podium de sa carrière à Ostersund, où elle termine deuxième du sprint derrière Liv Grete Poirée et devant Magdalena Forsberg, elle continue avec la 6e place de la poursuite. Puis jamais deux sans trois, le troisième podium de sa carrière avec une troisième place sur le sprint de Lahti suivie d'un nouveau podium sur le relais et d'une 5e place sur la poursuite. A Oslo, elle ne brille que sur la mass-start en terminant 6e, sur une course marquée en émotions puisque c'était la dernière course de la grande Magdalena Forsberg (qui termine sur un 6e globe d'affilée), ainsi que celle de Delphyne Burlet. Sandrine Bailly termine n°2 francaise, à la 15e place mondiale.
IV-Championne de monde
C'est à Östersund que reprend la saison, là où Sandrine avait réussi son deuxième podium: 50e du sprint, 11e du relais, elle montre tout de suite de quoi elle est capable en remontant de la 50e à la 24e place sur la poursuite, malgré 4 tours de pénalité, performance qu'elle rééditera la semaine suivante, passant de la 27 à la 4e place de la poursuite. A Osrblie, elle réussit encore deux belles perfs': 8e et 5e. Lors de la première course de l'année 2003, elle abandonne sur le sprint après 5 tours de pénalité au debout. Les étapes qui suivent la verront s'installer dans le top 10 qu'elle ne quittera qu'à 4 reprises jusqu'à la fin de la saison, avec nottament une deuxième place du 15km d'Antholz, derrière la leader du général Ekaterina Dafovska et une victoire à Oslo, sur le sprint. Exceptionellement, les mondiaux ont lieu à la fin de la saison, c'est en Sibérie, à Khanty-Mansysk. Elle commence bien ses mondiaux avec une 7e place, 40 sec. derrière sa leader, Sylvie Becaert, championne du monde du sprint. Sur la poursuite, la nordiste craque et laisse Sandrine Bailly devenir championne du monde à égalité avec Martina Glagow, la fotofinish n'ayant pu les départager. Elle concluera ses premiers mondiaux pleins par une médaille de bronze sur la mass start, pas loin des deux russes Albina Akhatova et Svetlana Ishmouratova. Sansan termine 6e mondiale
V-Confirmation
Championne du monde, Sandrine Bailly est de plus en plus populaire, nottament en Russie, où elle a été sacrée. Sylvie Becaert ne faisant pas toute la saison et Coinne Niogret en retrait, Sandrine Bailly est la nouvelle leader de l'équipe de France.Dès la première étape, l'ainoise remporte son 3e succès en coupe du monde, à Kontiolahti et confirme son statut même si la suite fut difficile en retombant à la 25e place sur la poursuite. A Hochfilzen, elle réédite sa performance mais sur la poursuite après avoir fini 5e du sprint. Le monde du biathlon croit alors vivre un deuxième match franco-norvégien après Raphaël Poirée-Ole Einar Bjoerndalen, on assiste à un Sandrine Bailly-Liv Grete Poiree, de retour de maternité. A Osrblie, les rivales vont craquer tour-à-tour: sur l'individuel, la femme de "Raph'" termine 2e et Bailly 35e puis sur le sprint, Sandrine Bailly va remporter la troisième victoire de sa saison et Liv Grete Poiree, 23e doit abandonner son dossard jaune à Martina Glagow. Idéalement placée sur la poursuite, Sandrine signe son premire doublé pendant que ses rivales sont 15e et 16e. Sandrine Bailly commence donc l'année 2004, le dossard jaune sur les épaules, ce qui lui réussit puisqu'elle termine 3e du sprint de Pokljuka et 2e de la poursuite laissant Martina Glagow sur le poteau. Sur la mass start, elle abandonne le dossar jaune à Liv Grete Poiree en finissant 11e. Les deux rivales n'ont donc pas le droit à l'erreur et à Ruhpolding, le match tourne à l'avantage de la norvégienne qui consolide son dossard profitant de la 20e place de la francaise. A Antholz, malgré son forfait sur le 15km, la biathlète de l'Ain refait une partie de son retard sur le sprint en finisant 7e (Poiree 28e) avant de reperdre ce qu'elle avait gagné sur la mass start. Aux mondiaux d'Oberhof, le couple Poiree écrase la concurrence et donc Sandrine Bailly qui a pour meilleur résultat une 4e place sur le 15km, la norvégienne ayant été sacrée quadruple championne du monde. Liv Grete Poiree est donc promise à son premier (et seul) gros globe, Sandrine Bailly finit la saison correctement: 3e de la pousuite de Lake Placid et quelques top 10. La francaise est même coiffée au général par la russe Olga Pyleva et finit donc 3e.
VI-N°1 mondiale
A l'aube de la saison 2004/05, tout le monde s'attend a une battaille entre "allemandes et russes avec Sandrine Bailly et Liv Grete Poiree pour arbitres de luxe". Mais notre sansan nationale va prouver qu'elle n'a rien a envier aux autres athlètes. Et pourtant, ca commence mal avec une décevante 27e place et une correcte 12e place à Beitostolen. Places qu'elle va confirmer en arrivant à Oslo sur le 15km mais sur le sprint, elle signe son premier top 10 avec une 4e place qui lui permettra de s'imposer sur la poursuite pour la première fois depuis environ 1 an.
Elle doublera quelques jours plus tard sur le sprint d'Östersund avant de terminer 2e de la pousuite et 3e de la mass-start. Elle termine donc l'année 2004 bien classée mais la maillot jaune sur les épaules de Pyleva. A peine 2005 commencé, elle grignotte une partie de son retard dès Oberhof où elle se classe 5e du sprint et 8e de la pour suite, laissant Zaitseva et Pyleva plus loin mais elle se fera nettement devancer par les russes à Ruhpolding. Les rendez-vous italiens d'Antholz et Cesana s'avèrent donc décisif alors que Zaitseva déclare forfait à Antholz, forfait dont vont profiter Pyleva 3e du 15km et Bailly 3e du 7.5km. Pour les pré-olympiques de Cesana San Sicario, Zaitseva revient poussivement et se laisse distancer par Pyleva 2e et Bailly 6e de l'individuel. Les sprint vera un changement dans la course au maillot jaune, Zaitseva disqualifiée remplacée dans sa rivalité par Kati Wilhelm. Dominée en Italie, sansan se rattrape en Slovénie, à Pokljuka en gagnant le sprint et la poursuite, Pyleva passant à côté cède le dossart jaune à l'allemande. Sur la mass-start, Bailly signe le triplé mais elle devance ses deux rivales, Pyleva et Wilhelm grâce à des chronos énormes à skis. Il ne reste alors plus que deux rendez-vous: les mondiaux et Khanty-Mansysk. A Hochfilzen, sansan se place idéalement pour la poursuite et surtout le général finissant 4e alors que Wilhelm n'est que 28e. Le reste des épreuves ne seront que confirmation du sprint avec Bailly et Pyleva toujours dans le top 10 et Wilhelm qui passe à côté malgré qu'elle ait eue les faveurs du public.
Elles ne sont plus que 2 à pouvoir remporter le globe qui se joue chez Pyleva, en Russie. Et pourtant cette dernière craque finissant 23e et 12e laissant à Bailly auteur d'une belle remontée de la 15e à la 2e place s'emparer pour la première fois de ce maudit dossard jaune avant une dernière mass-start. Malgré 7 fautes de pénalité elle devancera Olga Pyleva, 18e et remportera son premier gros globe assorti à celui de la poursuite.
VII-Un déclin ?
Sandrine Bailly commence la saison 2005/06, le dossard jaune sur ses épaules et elle va bien commencer sa saison avec une quatrième et une cinquième place devant Pyleva (seulement 61e du sprint avec 3 fautes) et Wilhelm. Elle démarre Hochfilzen comme Östersund en finissant 4e sur l'indidviduel mais elle termine 21e du sprint. Zaitseva, déjà deux fois sur le podium (dont une victoire) s'annonce comme sa grande rivale. Comme de nombreux ténors, elle déclare ensuite forfait pour l'étape slovaque de Brezno-Osrblie. A Oberhof, au début de l'année 2006 elle signe une victoire historique sur le relais avec les bleues. Le sprint n'est pas aussi prolifique et Sandrine rentre tout juste dans les points. Une 7e place sur la mass-start la vera marquer quelques points. Au delà du top 10 mondial, Sandrine Bailly va sortir un sursaut d'orgeuil et s'offrir une superbe lutte avec Kati Wilhelm où en quatre courses l'allemande et la francaise terminent 1e et 2e à trois reprises (la quatrième vera une troisième place de Sandrine Bailly) avec sa première victoire de la saison sur le sprint de Ruhpolding grâce à une magnifique dernière boucle. Les Jeux Olympiques de Turin s'annoncent bien pour l'ainoise qui malheureusement collectionera les places d'honneur mais pas les médailles. Elle ne rentrera qu'avec celle du relais grâce à une incroyable remontée sur Olena Zubrilova pour décrocher une inespérée médaille de bronze. A peine les JO terminés, sansan réalise avec toute l'équipe de France un formidable week-end à Pokljuka avec une 2e place et une victoire accompagnées d'une (nouvelle) médaille de bronze sur les mondiaux de relais mixte. Mais malgré tout, Sandrine voit la montée d'une nouvelle rivale en équipe de France, Florence Baverel-Robert, championne olympique du sprint et connaît un dernier tir catastrophique lors du relais mixte (elle met plus d'une minute à tirer) dans des conditions dantesques. La fin de saison est très dure et Sandrine ne réalise que deux tops 20 en 6 courses dont une belle 2e place sur la dernière course mais le mal est fait, elle termine 4e du général derrière Wilhelm, Glagow, Olofsson.
Sans Pyleva, suspendue pour dopage, Zaitseva, Zubrilova, Ishmuratova enceintes, Liv Grete Poiree et Ushi Disl retraitées, Sandrine part comme l'une des favorites pour la saison. Mais à Östersund, sur l'individuel, les condition avantagent les gros dossards et Sandrine ne peut faire mieux que 17e mais devant ses principales rivales. Deux tops 10 sur le sprint et la poursuite viendront confirmer les espoirs placés en elle. A Hochfilzen, sa 9e place viendra consoler l'équipe de France qui, après des problêmes de glisse fait grise mine mais elle dégringole aux limites des points sur la poursuite. Pendant que Henkel domine tout, Sandrine Bailly connaît des problêmes au début de la deuxième semaine à Hochfilzen (qui reprend les épreuves d'Osrblie) mais la fin sera nettement mieux avec une deuxième place et une victoire avec le relais francais. Sandrine Bailly attaque fort 2007 avec une victoire sur le relais et un podium à Oberhof, Un podium sur le relais, et sa seule victoire de la saison sur le sprint de Ruhpolding. La dernière étape avant les mondiaux, à Pokljuka, la vera atteindre ses limites physiques qui seront confirmées à Antholz, aux mondiaux malgré deux tops 10. Lors des relais elle arrache deux médailles d'argent avec l'équipe de France et quitte l'Italie avec le globe de cristal du relais. Elle termine la saison sans coup d'éclat si ce n'est une 5e place à Khanty-Mansysk mais les regards francais n'étaient pas tournés vers elle du fait de la retraite de Raphael Poirée. Elle finit 8e du général et pour la première fois depuis 2003 n°2 francaise derrière Florence Baverel-Robert, également retraitée.
VIII-Le renouveau
Sans Poiree et Baverel, Bailly est la véritable leader de l'équipe de France et elle va affirmer son statut d'entrée avec cinq top 10 consécutifs dont un doublé sprint-poursuite à Hochfilzen et un dossard jaune avant la troisième épreuve Pokljuka où elle va perdre son beau maillot au profit de Martina Glagow bien qu'elle ait signé une 3e victoire en 4 courses sur le sprint. A Oberhof, seul grande étape où elle n'a jamais gagné, sansan signe deux 15e places correctes conclues à Ruhpolding par une 6e place sur la mass-start. Trois nouveaux top 10 à Antholz la placera parmis les grandes favorites pour les mondiaux d'Östersund mais le dossard jaune est sur les épaules de Kati Wilhelm avec 3 autres allemandes (Henkel, Neuner et Glagow) et Sandrine Bailly en embucade. Et en Scandinavie, c'est Neuner et Henkel qui sont les meilleures remportant à elle deux trois titres individuels. Wilhelm et Glagow craquent phyhsiquement et Bailly hérite encore des placs d'honneur. Elle réussira à offrir la seule médaille à l'équipe de France sur le relais et une fin de course sensationnelle après un retour "extraterrestre" sur Iourieva. De retour de Suède, l'ainoise à rendez-vous en Asie, à Pyeongchang, là où se dérouleront les mondiaux 2009. Et elle va signer deux formidables courses pour finir 2e sur le sprint et 1e sur la poursuite. Des résultats assez identiques à Khanty-Mansysk (deux fois 2e) lui offrira le maillot jaune pour Oslo mais une contraignante 16e place sur le sprint le donnera à la jeune fusée allemande Magdalena Neuner. Elle a beau courir après le classement sur les deux dernières courses, Magdalena Neuner est la plus jeune lauréate du gros globe de cristal. Grâce à une belle remontée à la 4e place sur la poursuite, Sandrine Bailly sauve son petit globe, une belle consolation et sera elue par les lecteurs de ce blog biathlète de l'année.
IX-La suite
C'est à Sandrine de l'écrire mais des beaux jours s'annoncent pour l'équipe de France avec la montée d'un grand espoir, Marie-Laure Brunet
Si Sandrine lit ce blog, merci pour sa formidable carrière et pour avoir emmené le biathlon francais au très haut niveau mondial, bonne chance pour la saison qui s'annonce et bravo pour son biathlon award ainsi que tous ses autres titres.
I-Les débuts précoces
Après des championnats d'Europe moyens, Sandrine Bailly dispute sa première course de cpe du monde à 19 ans, à Lahti, le 9 mars 2000, sur 15km. Elle commence sa carrière par une 51e place avec 5 fautes de pénalité et plus de huit minutes de retard sur la vainqueur, Olena Zubrilova. Sur la poursuite, qui s'élance avecl a moitié des écarts de l'individuel, Sandrine progresse au 42e rang malgré 7 fautes de pénalité. Absente à Khanty-mansysk, elle poursuivra à Antholz, pour la dernière étape de la saison. Sur le sprint, elle termine 44e puis rentre dans les points pour la première fois de sa carrière en remontant à la 19e place.
Elle fait desormais partie de l'équipe en ce début de la saison 2000/01. Dès la première étape, co-organisée à Hochfilzen et Antholz, elle signe la 22e place malgré 3 tours de pénalité, épreuve remportée par Corinne Niogret Sur le sprint, elle rentre à noueau dans les points, à la 26e place. Absente de la 2e étape, elle remporte, à à peine 20 ans, la première course de sa carrière sur la 3e étape à Brno-Osrblie. Elle s'impose sur le 15km avec 1 faute au tir et juste devant sa compatriote, Corinne Niogret. Elle se fait un nom sur cette course avec le meilleur tir et un très bon temps de skis.
II-Les espoirs placés en elle
Depuis sa première victoire, Sandrine Bailly a acqui un nouveau statut, elle passe de jeune qui monte a espoir du biathlon mondial et pourtant sur le sprint, elle se rate en finissant à une décevante 24e place,sa pire depuis longtemps. Pas mieux, sur la poursuite: avec 6 tours de pénalité, elle ne pouvait envisager mieux qu'une 25e place. Après sa victoire, les resultats n'arrivent pas et la nouvelle année n'a rien changé, 23e du sprint d'Oberhof puis 41e (sur 43) de la poursuite, 27e de la mass-start (la première de sa carrière), 29e puis 47e à Ruhpolding, ... Elle se maintient donc sous le top 20 jusqu'à la mass-start d'Antholz où elle termine 16e avec un très beau temps de skis, épreuve où les autes francaises terminèrent à la 1e, 2e et 4e place. Elle fait alors un passage éclair aux Championnats d'Europe de Bessans où elle ne participe qu'au sprint (ele finit 11e) et n'est présente aux mondiaux de Pokljuka que sur l'individuel (35e) et sur le relais (5e). On la retrouve donc aux pré-olympiques, à Salt Lake City, où elle termine 43e de l'individuel, 26e du sprint et 24e de la poursuite. Les résultats n'arrivent pas et l'étape de Lake Placid n'arrange rien et pourtant elle va avoir un sursaut d'orgueil à Oslo-Holmenkollen en terminant 5e du sprint à tout de même plus de 2 minutes de Liv Grete Poiree, vainqueur. Avec 7 fautes de pénalité, elle craque et termine 18e. Elle finit 13e de la mass-start et termine ainsi à la 28e place du général.
III-Arrivée parmis les 15 meilleures mondiales
La saison débute à Hochfilzen et "sansan" rate son entrée, elle termine 45e du sprint et 48e de la poursuite et il faut attendre la 3e étape pour la voir rentrer dans les points, à Brno-Osrblie, où en tant que tenante du titre, elle termine 12e et meilleure francaise et contrairement à l'année précédente, elle confirme sur les courses suivantes: 20e du sprint et 8e de la mass start. Absente à Oberhof, elle signe des résultats corrects sur les étapes suivantes, à Ruhpolding et Antholz avant d'arriver à Salt Lake City pour les jeux olympiques dans la peau d'une outsider où sa place de 7e du sprint confirme son rang. Elle descend sur la poursuite au 17e rang et le relais francais n'est pas à la hauteur (9e). Elle termine la saison en trombe avec le deuxième podium de sa carrière à Ostersund, où elle termine deuxième du sprint derrière Liv Grete Poirée et devant Magdalena Forsberg, elle continue avec la 6e place de la poursuite. Puis jamais deux sans trois, le troisième podium de sa carrière avec une troisième place sur le sprint de Lahti suivie d'un nouveau podium sur le relais et d'une 5e place sur la poursuite. A Oslo, elle ne brille que sur la mass-start en terminant 6e, sur une course marquée en émotions puisque c'était la dernière course de la grande Magdalena Forsberg (qui termine sur un 6e globe d'affilée), ainsi que celle de Delphyne Burlet. Sandrine Bailly termine n°2 francaise, à la 15e place mondiale.
IV-Championne de monde
C'est à Östersund que reprend la saison, là où Sandrine avait réussi son deuxième podium: 50e du sprint, 11e du relais, elle montre tout de suite de quoi elle est capable en remontant de la 50e à la 24e place sur la poursuite, malgré 4 tours de pénalité, performance qu'elle rééditera la semaine suivante, passant de la 27 à la 4e place de la poursuite. A Osrblie, elle réussit encore deux belles perfs': 8e et 5e. Lors de la première course de l'année 2003, elle abandonne sur le sprint après 5 tours de pénalité au debout. Les étapes qui suivent la verront s'installer dans le top 10 qu'elle ne quittera qu'à 4 reprises jusqu'à la fin de la saison, avec nottament une deuxième place du 15km d'Antholz, derrière la leader du général Ekaterina Dafovska et une victoire à Oslo, sur le sprint. Exceptionellement, les mondiaux ont lieu à la fin de la saison, c'est en Sibérie, à Khanty-Mansysk. Elle commence bien ses mondiaux avec une 7e place, 40 sec. derrière sa leader, Sylvie Becaert, championne du monde du sprint. Sur la poursuite, la nordiste craque et laisse Sandrine Bailly devenir championne du monde à égalité avec Martina Glagow, la fotofinish n'ayant pu les départager. Elle concluera ses premiers mondiaux pleins par une médaille de bronze sur la mass start, pas loin des deux russes Albina Akhatova et Svetlana Ishmouratova. Sansan termine 6e mondiale
V-Confirmation
Championne du monde, Sandrine Bailly est de plus en plus populaire, nottament en Russie, où elle a été sacrée. Sylvie Becaert ne faisant pas toute la saison et Coinne Niogret en retrait, Sandrine Bailly est la nouvelle leader de l'équipe de France.Dès la première étape, l'ainoise remporte son 3e succès en coupe du monde, à Kontiolahti et confirme son statut même si la suite fut difficile en retombant à la 25e place sur la poursuite. A Hochfilzen, elle réédite sa performance mais sur la poursuite après avoir fini 5e du sprint. Le monde du biathlon croit alors vivre un deuxième match franco-norvégien après Raphaël Poirée-Ole Einar Bjoerndalen, on assiste à un Sandrine Bailly-Liv Grete Poiree, de retour de maternité. A Osrblie, les rivales vont craquer tour-à-tour: sur l'individuel, la femme de "Raph'" termine 2e et Bailly 35e puis sur le sprint, Sandrine Bailly va remporter la troisième victoire de sa saison et Liv Grete Poiree, 23e doit abandonner son dossard jaune à Martina Glagow. Idéalement placée sur la poursuite, Sandrine signe son premire doublé pendant que ses rivales sont 15e et 16e. Sandrine Bailly commence donc l'année 2004, le dossard jaune sur les épaules, ce qui lui réussit puisqu'elle termine 3e du sprint de Pokljuka et 2e de la poursuite laissant Martina Glagow sur le poteau. Sur la mass start, elle abandonne le dossar jaune à Liv Grete Poiree en finissant 11e. Les deux rivales n'ont donc pas le droit à l'erreur et à Ruhpolding, le match tourne à l'avantage de la norvégienne qui consolide son dossard profitant de la 20e place de la francaise. A Antholz, malgré son forfait sur le 15km, la biathlète de l'Ain refait une partie de son retard sur le sprint en finisant 7e (Poiree 28e) avant de reperdre ce qu'elle avait gagné sur la mass start. Aux mondiaux d'Oberhof, le couple Poiree écrase la concurrence et donc Sandrine Bailly qui a pour meilleur résultat une 4e place sur le 15km, la norvégienne ayant été sacrée quadruple championne du monde. Liv Grete Poiree est donc promise à son premier (et seul) gros globe, Sandrine Bailly finit la saison correctement: 3e de la pousuite de Lake Placid et quelques top 10. La francaise est même coiffée au général par la russe Olga Pyleva et finit donc 3e.
VI-N°1 mondiale
A l'aube de la saison 2004/05, tout le monde s'attend a une battaille entre "allemandes et russes avec Sandrine Bailly et Liv Grete Poiree pour arbitres de luxe". Mais notre sansan nationale va prouver qu'elle n'a rien a envier aux autres athlètes. Et pourtant, ca commence mal avec une décevante 27e place et une correcte 12e place à Beitostolen. Places qu'elle va confirmer en arrivant à Oslo sur le 15km mais sur le sprint, elle signe son premier top 10 avec une 4e place qui lui permettra de s'imposer sur la poursuite pour la première fois depuis environ 1 an.
Elle doublera quelques jours plus tard sur le sprint d'Östersund avant de terminer 2e de la pousuite et 3e de la mass-start. Elle termine donc l'année 2004 bien classée mais la maillot jaune sur les épaules de Pyleva. A peine 2005 commencé, elle grignotte une partie de son retard dès Oberhof où elle se classe 5e du sprint et 8e de la pour suite, laissant Zaitseva et Pyleva plus loin mais elle se fera nettement devancer par les russes à Ruhpolding. Les rendez-vous italiens d'Antholz et Cesana s'avèrent donc décisif alors que Zaitseva déclare forfait à Antholz, forfait dont vont profiter Pyleva 3e du 15km et Bailly 3e du 7.5km. Pour les pré-olympiques de Cesana San Sicario, Zaitseva revient poussivement et se laisse distancer par Pyleva 2e et Bailly 6e de l'individuel. Les sprint vera un changement dans la course au maillot jaune, Zaitseva disqualifiée remplacée dans sa rivalité par Kati Wilhelm. Dominée en Italie, sansan se rattrape en Slovénie, à Pokljuka en gagnant le sprint et la poursuite, Pyleva passant à côté cède le dossart jaune à l'allemande. Sur la mass-start, Bailly signe le triplé mais elle devance ses deux rivales, Pyleva et Wilhelm grâce à des chronos énormes à skis. Il ne reste alors plus que deux rendez-vous: les mondiaux et Khanty-Mansysk. A Hochfilzen, sansan se place idéalement pour la poursuite et surtout le général finissant 4e alors que Wilhelm n'est que 28e. Le reste des épreuves ne seront que confirmation du sprint avec Bailly et Pyleva toujours dans le top 10 et Wilhelm qui passe à côté malgré qu'elle ait eue les faveurs du public.
Elles ne sont plus que 2 à pouvoir remporter le globe qui se joue chez Pyleva, en Russie. Et pourtant cette dernière craque finissant 23e et 12e laissant à Bailly auteur d'une belle remontée de la 15e à la 2e place s'emparer pour la première fois de ce maudit dossard jaune avant une dernière mass-start. Malgré 7 fautes de pénalité elle devancera Olga Pyleva, 18e et remportera son premier gros globe assorti à celui de la poursuite.
VII-Un déclin ?
Sandrine Bailly commence la saison 2005/06, le dossard jaune sur ses épaules et elle va bien commencer sa saison avec une quatrième et une cinquième place devant Pyleva (seulement 61e du sprint avec 3 fautes) et Wilhelm. Elle démarre Hochfilzen comme Östersund en finissant 4e sur l'indidviduel mais elle termine 21e du sprint. Zaitseva, déjà deux fois sur le podium (dont une victoire) s'annonce comme sa grande rivale. Comme de nombreux ténors, elle déclare ensuite forfait pour l'étape slovaque de Brezno-Osrblie. A Oberhof, au début de l'année 2006 elle signe une victoire historique sur le relais avec les bleues. Le sprint n'est pas aussi prolifique et Sandrine rentre tout juste dans les points. Une 7e place sur la mass-start la vera marquer quelques points. Au delà du top 10 mondial, Sandrine Bailly va sortir un sursaut d'orgeuil et s'offrir une superbe lutte avec Kati Wilhelm où en quatre courses l'allemande et la francaise terminent 1e et 2e à trois reprises (la quatrième vera une troisième place de Sandrine Bailly) avec sa première victoire de la saison sur le sprint de Ruhpolding grâce à une magnifique dernière boucle. Les Jeux Olympiques de Turin s'annoncent bien pour l'ainoise qui malheureusement collectionera les places d'honneur mais pas les médailles. Elle ne rentrera qu'avec celle du relais grâce à une incroyable remontée sur Olena Zubrilova pour décrocher une inespérée médaille de bronze. A peine les JO terminés, sansan réalise avec toute l'équipe de France un formidable week-end à Pokljuka avec une 2e place et une victoire accompagnées d'une (nouvelle) médaille de bronze sur les mondiaux de relais mixte. Mais malgré tout, Sandrine voit la montée d'une nouvelle rivale en équipe de France, Florence Baverel-Robert, championne olympique du sprint et connaît un dernier tir catastrophique lors du relais mixte (elle met plus d'une minute à tirer) dans des conditions dantesques. La fin de saison est très dure et Sandrine ne réalise que deux tops 20 en 6 courses dont une belle 2e place sur la dernière course mais le mal est fait, elle termine 4e du général derrière Wilhelm, Glagow, Olofsson.
Sans Pyleva, suspendue pour dopage, Zaitseva, Zubrilova, Ishmuratova enceintes, Liv Grete Poiree et Ushi Disl retraitées, Sandrine part comme l'une des favorites pour la saison. Mais à Östersund, sur l'individuel, les condition avantagent les gros dossards et Sandrine ne peut faire mieux que 17e mais devant ses principales rivales. Deux tops 10 sur le sprint et la poursuite viendront confirmer les espoirs placés en elle. A Hochfilzen, sa 9e place viendra consoler l'équipe de France qui, après des problêmes de glisse fait grise mine mais elle dégringole aux limites des points sur la poursuite. Pendant que Henkel domine tout, Sandrine Bailly connaît des problêmes au début de la deuxième semaine à Hochfilzen (qui reprend les épreuves d'Osrblie) mais la fin sera nettement mieux avec une deuxième place et une victoire avec le relais francais. Sandrine Bailly attaque fort 2007 avec une victoire sur le relais et un podium à Oberhof, Un podium sur le relais, et sa seule victoire de la saison sur le sprint de Ruhpolding. La dernière étape avant les mondiaux, à Pokljuka, la vera atteindre ses limites physiques qui seront confirmées à Antholz, aux mondiaux malgré deux tops 10. Lors des relais elle arrache deux médailles d'argent avec l'équipe de France et quitte l'Italie avec le globe de cristal du relais. Elle termine la saison sans coup d'éclat si ce n'est une 5e place à Khanty-Mansysk mais les regards francais n'étaient pas tournés vers elle du fait de la retraite de Raphael Poirée. Elle finit 8e du général et pour la première fois depuis 2003 n°2 francaise derrière Florence Baverel-Robert, également retraitée.
VIII-Le renouveau
Sans Poiree et Baverel, Bailly est la véritable leader de l'équipe de France et elle va affirmer son statut d'entrée avec cinq top 10 consécutifs dont un doublé sprint-poursuite à Hochfilzen et un dossard jaune avant la troisième épreuve Pokljuka où elle va perdre son beau maillot au profit de Martina Glagow bien qu'elle ait signé une 3e victoire en 4 courses sur le sprint. A Oberhof, seul grande étape où elle n'a jamais gagné, sansan signe deux 15e places correctes conclues à Ruhpolding par une 6e place sur la mass-start. Trois nouveaux top 10 à Antholz la placera parmis les grandes favorites pour les mondiaux d'Östersund mais le dossard jaune est sur les épaules de Kati Wilhelm avec 3 autres allemandes (Henkel, Neuner et Glagow) et Sandrine Bailly en embucade. Et en Scandinavie, c'est Neuner et Henkel qui sont les meilleures remportant à elle deux trois titres individuels. Wilhelm et Glagow craquent phyhsiquement et Bailly hérite encore des placs d'honneur. Elle réussira à offrir la seule médaille à l'équipe de France sur le relais et une fin de course sensationnelle après un retour "extraterrestre" sur Iourieva. De retour de Suède, l'ainoise à rendez-vous en Asie, à Pyeongchang, là où se dérouleront les mondiaux 2009. Et elle va signer deux formidables courses pour finir 2e sur le sprint et 1e sur la poursuite. Des résultats assez identiques à Khanty-Mansysk (deux fois 2e) lui offrira le maillot jaune pour Oslo mais une contraignante 16e place sur le sprint le donnera à la jeune fusée allemande Magdalena Neuner. Elle a beau courir après le classement sur les deux dernières courses, Magdalena Neuner est la plus jeune lauréate du gros globe de cristal. Grâce à une belle remontée à la 4e place sur la poursuite, Sandrine Bailly sauve son petit globe, une belle consolation et sera elue par les lecteurs de ce blog biathlète de l'année.
IX-La suite
C'est à Sandrine de l'écrire mais des beaux jours s'annoncent pour l'équipe de France avec la montée d'un grand espoir, Marie-Laure Brunet
Si Sandrine lit ce blog, merci pour sa formidable carrière et pour avoir emmené le biathlon francais au très haut niveau mondial, bonne chance pour la saison qui s'annonce et bravo pour son biathlon award ainsi que tous ses autres titres.
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